ACTION : Liège – AlimentationHo.Re.Ca.Services


Une  région  en  danger

Villes en marche :  Région liégeoise  EN  AVANT

Le bureau de la Régionale F.G.T.B. de Liège - Huy - Waremme propose une grève interprofessionnelle, en front commun. Nous soutenons cette proposition sans réserve.

Vous savez que les problèmes de la Sidérurgie  auront  sans  aucun  doute  des  Répercussions  dans  les  secteurs  de  notre  centrale.

De plus, nous avons nous aussi vécu des restructurations et fermetures dans nos secteurs dans les 5 (cinq) dernières années (Mio à Chênée, Hollandia à Vivegnis, Restaurant « Le Chesnoy », le Dépôt ECHO à Ans et vente des magasins Central  Cash à Colruyt … ) et l’avenir reste incertain …

Le secteur de l’Industrie alimentaire reste créatif mais connaît malgré tout, lentement mais sûrement, une  érosion  constante  du  volume  de  l’emploi.

En outre, les pertes d’emplois dans l’industrie lourde ont des conséquences démultipliées sur l’emploi des autres secteurs …

Si la pauvreté augmente, les  Services, le Commerce et l’Ho.Re.Ca.  seront eux aussi  touchés, d’autant plus qu’ils sont déjà dans le collimateur de la libéralisation ….

La restructuration de la sidérurgie, c’est une dégradation économique générale.

A titres d’exemples :

Perte de pouvoir d’achat régional :

L’addition des pertes d’emplois s’élève à 6.947, disons 7.000. A supposer un salaire net moyen de 20.000 € (800.000 frs) dont une partie (50%) serait récupérée sous forme d’allocations sociales, cela fera 70 millions d’ € désormais non distribués et donc non consommés en achats de toute nature par les familles. En prenant en référence la part des salaires dans le Produit National Brut (50%), on peut, sans conteste, considérer que cela fera l’équivalent de 935 emplois perdus aussi.

Impact fiscal sur les pertes de revenus et la baisse de la consommation :

Sur le salaire brut vu plus haut (37.500 €/an), on peut estimer à 10.000 € l’impact de l’impôt des personnes physiques.  Ces 70 millions d’ € de pertes fiscales, se répercutant aux niveaux fédéral, régional, communal, doivent être additionnées aux moindres recettes TVA soit 14,7 millions d’ €. Cela résulte de la baisse de la consommation (21% sur 70 millions d’ €). Ces 84,7 millions seront eux aussi cause d’une perte d’emploi estimée à 1.400 emplois.

 

Nous pensons, pour notre part que ce n’est malheureusement, en effet, que le début d’un long processus.

Si les excès des dictatures de tous poils ne sont en aucun cas acceptables (certaines d’entre elles disparaissent, d’autres réapparaissent : « l’histoire ne se répète pas mais elle bégaie »), le capitalisme sauvage installé dans des pseudo-démocraties au ventre mou ne l’est guère plus.

En effet, la libéralisation ou plutôt dérégulation incontrôlée des marchés ne nous fait connaître que restructurations, fermetures, privatisations, drames sociaux et humains.

Nos secteurs n’échappent pas à cette absence de logique.

Au XIXème siècle, crises économiques, chômage et guerres permettaient au capitalisme de régner en maître absolu.

Le syndicalisme et le socialisme de combat ont permis d’améliorer les modèles sociaux dans certaines parties du monde après 1945.

Et nous avons connu des progrès sociaux jusqu’aux années 70 grâce à des combats sociaux historiques.

Depuis lors, ce n’est que cortège de crises : les riches plus riches, les travailleurs, le tiers-monde et le quart-monde de plus en plus pauvres … ici ou ailleurs …

Même les lois du libéralisme économique ne sont plus respectées.

La libre concurrence qui devait engendrer plus-value, investissements et enrichissement n’est plus de mise.

Les grands groupes multinationaux écrasent leurs concurrents, les classes moyennes, les travailleurs et les pays pauvres.

Pire encore, l’argent devient un bien en soi qui est source de pertes catastrophiques ou de profits.

C’est un désastre.

D’aucuns choisissent maintenant de jouer en bourse avec des placements purement financiers au détriment des investissements industriels ou commerciaux.

Le libéralisme économique est un leurre.

Les capitalistes nous ont menti.

Le système capitaliste ne tient plus que grâce à la force brutale de certaines armées où les boys, bien malgré eux, et contre l’avis de l’opinion publique, servent ceux qui se prennent pour les gendarmes du monde et donnent ainsi, par l’absurde, du crédit à d’autres fous sanguinaires d’autres acabits.

Cela doit cesser.

Nous ne choisirons pas entre la peste et le choléra.

L’histoire montre que le meilleur garant de la démocratie politique, économique et sociale, c’est un syndicalisme fort relayé  par des vrais Partis Socialistes (non des sociaux démocrates raplaplas …).

Les P.S. doivent en revenir aux réformes de structures déjà imaginées et partiellement mises en place après André RENARD.

Dans les pays où les syndicats démocratiques sont puissants, on parvient à limiter la casse, mais la lutte doit continuer jour après jour …

La Section de Liège – Huy – Waremme de la Centrale de l’Alimentation – Ho.Re.Ca. – Services s’inscrit dans ces perspectives de luttes.

Elle sera dans l’Action aux côtés des Sidérurgistes. Ce n’est qu’un début … continuons le combat.

« Ensemble on est plus forts » (André RENARD)

 

Serge et Yves DEMEUSE,                                         

Secrétaires.