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| 27/01
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Arcelor
annonce officiellement sa décision. La résistance est
déjà en marche. Jean Gandois revient.
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Conseil d'entreprise "chaud" à Liège, pour Cockerill- Sambre. Les travailleurs
de la FGTB chahute quelque peu une réunion qui, on s'y attendait, a
confirmé les décisions d'Arcelor.
> Pendant ce temps, les travailleurs de la CSC se rendent au siège de la FGTB, Place Saint-Paul, pour demander le front commun, que les responsables des deux organisations ont confirmé vouloir structurer durablement. > Jean Gandois confirme qu'il rencontrera Serge Kubla le 29 janvier. Il se dit prêt à donner un coup de main comme conseiller pour la Région, mais ne veut pas que son initiative apparaisse comme une critique d'Arcelor. > Dans L'Echo, Guy Dollé alterne menaces et propositions et affirme que le froid à Liège a de l'avenir tant qu'il y a des clients "dans un rayon de 200 à 300 kilomètres". > Alain Bouchard, dans La Libre, explique que le Froid n'est pas à vendre et que le Chaud ne sera pas vendu si cela risque de concurrencer... Arcelor. > Sur le plan des réactions, on a enregistré les motions de soutien des conseils communaux de Grâce-Hollogne, Oupeye et Liège, qui insiste sur la notion de sidérurgie intégrée. L'Union wallonne des entreprises a elle exprimé les menaces que la décision d'Arcelor pouvait faire peser sur le fragile redressement de Liège et sur l'effet "domino" que la fin du Chaud pourrait avoir. |
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| 28/01
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Guy
Dollé retrouve la parole. Le front commun grandit. On chiffre
encore un peu plus les conséquences de la décision. Charleroi
s'inquiète.
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Le patron d'Arcelor, Guy Dollé, après des mois de silence, renoue avec
ses habitudes de promettre la lune. Dans
Le Monde, il affirme que le groupe sidérurgique ne laissera personne
en plan et proposera au moins une offre d'emploi à chaque cockerillien
victime de la fermeture du Chaud. Il affirme aussi que le site sera
complètement réhabilité et son groupe assumera ses responsabilités à
l'égard de la région liégeoise.
> Pour le professeur Gazon, de l'ULg, l'impact de la décision d'Arcelor sur l'économie sera énorme: 0,4% d'impact négatif sur le PIB wallon, chute de 11% de la production industrielle liégeoise. > Les sous-traitants sous la loupe: au Port autonome, on mesure l'impact mais on espère s'en sortir par un rapprochement avec le port d'Anvers; la fin du contrat entre Arcelor et Electrabel pourrait avoir des conséquences sur la modernisation des équipements énergétiques en Wallonie; et les petites sociétés ont déjà commencé à réfléchir à des nouveaux marchés. > Sur le terrain, métallos FGTB et CSC ont matérialisé le front commun en un texte. Par ailleurs, le logo Usinor, figurant sur les panneaux à la division "Energie", a été barré d'un rageur Cockerill-Sambre. > Les métallos FGTB de Charleroi publie un communiqué de soutien. Ils se découvrent une inquiétude : l'investissement à Carlam, qui semble se confirmer -mais qui n'est pas encore matérialisé en une décision ferme- ne garantit pas que le haut-fourneau 8 de Marcinelle sera rénové en 2008, comme promis par Arcelor sur le même ton que celui qui avait été employé pour les HF B et 6 à Liège. |
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| 29/01
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| Le gouvernement wallon décide d'une stratégie. Arcelor aurait une surcapacité dans le froid selon un rapport secret. Gandois rencontre Kubla. |
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Une petite délégation est présente au Parlement wallon où est développée
une série de questions parlementaires sur le dossier sidérurgique. Le
gouvernement wallon met en place sa
stratégie de réponse à Arcelor. Trois cabinets d'avocats et Déminor,
une société spécialisée dans la défense des actionnaires minoritaires,
ont été recrutés pour examiner l'évolution juridique tant des conventions
liant la Région à Arcelor que le respect des procédures sociales.
> Le sidérurgiste Arcelor a constaté qu'il y a une surcapacité de laminoirs à froid en Europe du nord. L'étude "secrète" révélée par un expert anonyme au journal De Tijd n'est pas encore achevée et n'a pas encore déterminé où il y a de la surcapacité. Si l'on réduit la production du chaud de 3 à 5 millions de tonnes, logiquement, une surcapacité dans l'aval surgira tôt ou tard, selon l'expert. La position du froid liégeois ne serait néanmoins pas menacée. > Jean Gandois rencontre le ministre de l'Economie, Serge Kubla. Le "conseiller bénévole pour le gouvernement" estime que le Chaud ne peut tenir seul à Liège. En d'autres termes, il ne devrait pas y avoir de partenaire potentiel et la Région ne doit pas racheter Cockerill (si Arcelor vendait): "la sidérurgie intégrée n'est pas éternelle à Liège". > D'autres marques de soutiens arrivent: la centrale Générale FGTB de Liège, Attac-Liège, les différentes associations de cadres de Cockerill, le Setca-Finances de Liège, ... |
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